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L’entreprise de mode Key Interelles vient de mettre en place une nouvelle collection dénommée « résilience ». Cette structure vise à promouvoir les talents féminins et semer une arme de confidence dans les chefs des femmes à travers l’accoutrement.

La fondatrice de cette entreprise, Mme Vanessa Ndamuso, révèle que la collection résilience se veut particulière par son évidence de la mise en valeurs des tissus en jeans. Elle fait allusion à la situation de crise à l’Est de la République Démocratique du Congo. Elle met aussi en évidence la vivacité et force qui caractérise les peuples du Kivu en situation difficile.

« Nous voulons montrer au monde que nous gardons la tête haute et restons actifs et productifs malgré les conditions de notre vie actuelle. Cette collection est une interpellation à mes concitoyens du Kivu», explique Vanessa Ndamuso.

Le but de son entreprise est de recycler et redonner une seconde vie aux habits en jeans, tout en se taillant une place considérable lors des cérémonies culturelles et non culturelles au niveau locale.

« Le tissu en jeans doit garder sa valeur comme le wax d’origine hollandaise, mais considéré actuellement comme une identité congolaise et africaine. Ce n’est pas le prix des vêtements qui compte, mais plutôt l’adaptation du style à la morphologie du porteur», martèle-elle.

Son apport à la situation actuelle est d’offrir à chaque catégorie des personnes des articles selon leur pouvoir d’achat. Des articles adaptés à toutes les morphologies et âges à différents prix.

Pour la vulgarisation de cet art, Vanessa Ndamuso encadre les anciens et jeunes talents dans la mise en valeur des jeans au travers une formation ouverte à toutes les générations des hommes et femmes.

« Si nous nous unissons en un seul homme, le jeans peut trouver sa valeur dans notre culture africaine et contribuerait à la réduction des shoping fréquents de par sa durabilité. C’est également une grande contribution dans l’uniformité des cultures », conclut-elle.

Key Interlles est situé sur avenue SEMLIC, à la place Mulamba, entrée du bassin du collège en commune d’Ibanda dans la ville de Bukavu. 

Gisèle BASHWIRA

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